En limite des collines et de la grande plaine étaient installés
plusieurs domaines agricoles gallo-romains. Au 11ème siècle,
une église dédiée à Saint Martin est construite
sur la colline. La 1ère citation connue du lieu date de 1049, à
l'époque où cette "montagne arrondie" est donnée
par un chevalier à l'abbaye de Cluny. Le site se composait alors
d'une motte castrale, appelée le "Châstelas", de
l'église et du cimetière.
Etabli sur le sommet plat de la colline, à l'intérieur
d'un premier rempart, le chateau (castrum Foddi Sancti Martini) cité
en 1336 est le fief de la famille d'Urre (Eurre).
Le village se construit dans la pente, en contrebas du chateau. Puy
Saint Martin n'est pas un village fortifié, protégé
par d'imprenables murailles. Il possédait une enceinte , que l'on
peut déceler dans la base de certaines hautes maisons du "Portal".
A partir du 14ème siècle, ces murailles médiévales,
nommées Barries, ont tenu tant bien que mal leur rôle de
barrières sanitaires, au temps des épidémies.
Les guerres de religion entrainent en 1581 la destruction du chateau
et la ruine d'une partie du village perché.
Sur le sommet, derrière l'église, subsiste à cette
époque une poignée de maisons dans la quartier qui prend
le nom de "Barry". En 1645-1650, la famille d'Urre fait construire
un nouveau chateau (mairie actuelle), ainsi qu'une chapelle.
Au 19ème siècle, le bas du village devient définitivement
le centre: construction du temple en 1854, de l'église en 1860,
de l'école en 1897.
La population est à son maximum (960 en 1961). Le village perché,
nommé "le Lieu" se dépeuple. Le haut du village
disparait, les maisons laissent place à des friches, parfois transformées
en jardins. De 1914 à 1918, la population tombe progressivement
à 430 habitants.